Pour un Avenir Citoyen au Tignet - PACT

1er anniversaire des Municipales 2014 : quel bilan pour la Municipalité ?

Il y a un an avaient lieu les élections municipales. Nous nous étions engagés à vous tenir informés de la vie publique du Tignet. Alors, que s’est-il passé depuis ?

Immobilisme, opacité et options budgétaires contestables…

Immobilisme :

Force est en effet de constater que la réalisation du boulevard urbain, un projet vieux de 3 ans, est en panne faute de financement malgré les belles promesses faites. Nous suggérons à la Municipalité d’en profiter pour améliorer ce projet, notamment en ce qui concerne le carrefour du Saint Georges, où plusieurs accrochages ont déjà eu lieu. Il faut absolument remplacer le tourne-à-gauche qui a été réalisé par un rond-point qui assurera sécurité et fluidité. Un projet soumis à accord avec le futur conseil départemental. Que les candidats aux Départementales s’engagent sur ce point que notre conseiller général actuel, Jean-Marc Délia, a totalement délaissé !

Plus préoccupant, la sécurisation de la falaise des Veyans est, elle aussi, au point mort. La Municipalité serait depuis 3 ans en recherche de subventions (!). Nous rappelons simplement que la sécurité des habitants du hameau des Veyans est en jeu. La menace est sérieuse et l’irréparable peut survenir à tout moment. Non seulement la vie de plusieurs personnes (et leurs biens) est en jeu, mais, en cas d’accident, la responsabilité de la commune pourrait être engagée, avec comme conséquences possibles faillite et mise en cause des élus ! Pour nous, il s’agit d’un dossier à traiter en priorité : au-delà des drames humains, c’est une véritable épée de Damoclès qui menace notre avenir ! Et sur ce point, comme sur le précédent, on ne peut que constater la totale absence de notre conseiller général ! D’ailleurs, à part inonder sa propre commune de subventions départementales, on peut se demander ce que Jean-Marc Délia a fait pour le canton et Le Tignet.

Par ailleurs, nous attendons toujours les propositions de la Municipalité sur le problème de l’élimination des déchets verts dont le brûlage est, à quelques exceptions près, interdit par la loi.

Opacité :

Les logements sociaux et l’urbanisation du Tignet étaient au cœur des Municipales de 2014. Ces points sur lesquels la consultation des Tignétans nous semble impérative sont traités dans l’opacité. La Municipalité vient en effet de décider la révision générale du PLU sans que les grandes orientations du projet aient été exposées et discutées, y compris au sein du conseil municipal ! Ce procédé heurte notre sensibilité. C’est donc lors de l’enquête publique que nous jugerons le nouveau PLU. Est-il prévu l’urbanisation du domaine de Grangeneuve entraînant une augmentation rapide de la population et des incidences sur la circulation, les logements sociaux et l’obligation de créer de nouvelles infrastructures (écoles, crèches, réseaux divers…) qui seraient à notre charge ? Nous ne manquerons pas de vous en informer. Reste que sous l’ancienne municipalité, le Maire actuel, alors adjoint, a toujours voté en faveur de l’urbanisation de Grangeneuve, contre les promesses faites à la population !

Orientations budgétaires contestables :

Sauf en remerciement de services rendus à titre privé pendant la campagne des Municipales, avait-on besoin d’embaucher un nouveau directeur des services au Tignet alors qu’une grande partie des compétences de la commune est désormais prise en charge par la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse ? Cela a contraint à trouver de nouvelles ressources financières en surimposant les résidences secondaires. Mais au nom de quelle justice les personnes visées devraient-elles payer plus cher que les résidents permanents des services qu’elles n’utilisent que partiellement ? Mais, pire, cela a entraîné, par économie, le renvoi d’une employée municipale handicapée pourtant méritante, décision indigne allant à l’encontre de tous les principes de solidarité ! Désolant, d’autant plus que d’autres pistes pour faire des économies auraient pu être suivies, notamment au niveau de l’agence postale du Tignet, véritable scandale ! Un sujet que nous avons souvent abordé au sein de l’ancienne équipe municipale. Un point sur lequel on n’a jamais voulu nous entendre….

Le scandale de l’agence postale du Tignet !

Peymeinade dispose d’un bureau de poste, Le Tignet d’une agence postale. Les différences sont, d’une part, que La Poste ne coûte rien aux contribuables peymeinadois (dont la commune bénéficie de surcroît d’une ressource budgétaire puisque La Poste occupe moyennant finances un local municipal), et d’autre part, que l’éventail des services offerts aux Peymeinadois est bien plus large que celui offert aux Tignétans.

A l’inverse de Peymeinade, au Tignet, tous les frais liés à l’agence postale, employée, local, entretien, consommations diverses, assurances… sont supportés par la commune en échange d’une indemnité compensatoire. Problème, cette indemnité est loin, très loin, de compenser ces frais : la différence entre coût réel et indemnité est de l’ordre de 30 à 40 0000 euros par an en notre défaveur ! Sachant que l’agence postale du Tignet est réputée parmi les plus rentables de France, sans doute bien plus que nombre de bureaux de poste, selon quel principe d’égalité républicaine le contribuable tignétan devrait-il payer pour un service qui est gratuit et plus complet pour les Peymeinadois ?

La convention liant La Poste et la commune étant négociée par le Maire, nous ne pouvons qu’inciter ce dernier à réagir, des économies dans ce domaine seraient plébiscitées par les Tignétans. Des solutions existent : que les indemnités soient revues à la hausse, ou que nous disposions, enfin, d’un bureau de poste gratuit. Si cela n’était pas possible, nous estimons que rendre les contribuables égaux face aux services publics passe par la prise en charge sans contrepartie des frais liés aux agences postales à un niveau supérieur : communauté de communes ou d’agglo, département ou région. Cette solution représenterait un bol d’air pour les finances des villages, souvent démunis, qui subissent la même situation. Nous lançons cet appel à tous les candidats aux Départementales : qu’ils s’engagent sur ce sujet !

Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse : le piège se referme…

On n’a pas voulu l’entendre lorsque nous le disions, mais l’intégration au sein de communautés est un processus évolutif qui aboutira à terme à la disparition des petites communes au profit des grandes. Ainsi, en juillet 2014, pour se conformer à la loi, le nombre de représentants du Tignet à la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse est passé de 3 (sur 70) à 1 (sur 62) : notre influence au sein de la CAPG** s’est donc encore amenuisée ! (Cliquer ici pour en savoir plus)

Ce n’est pas tout ! Un amendement à la loi « NOTRE » (Cliquer ici pour en savoir plus) voté début mars 2015 rend obligatoires les compétences « eau-assainissement » pour les communautés d’agglomération. En clair, notre Syndicat des eaux, l’un des plus vieux de France, est plus que jamais menacé ! Restera-t-il en gestion publique, ou tombera-t-il aux mains du privé avec les augmentations de tarifs qui vont souvent avec ? Ce n’est plus nous qui pourrons en décider, mais la CAPG** !
(Tout savoir sur l'eau potable et son prix en cliquant ici.)

Autres nuages à l’horizon : le durcissement en cours de la loi SRU (voir en bas d'article) risque de retirer aux communes la compétence « logement social » pour la confier, notamment, aux communautés d’agglomération. Pour nous, le pire serait que la problématique du logement social au Tignet ne soit pas directement traitée par les Tignétans : ce serait perdre un peu plus la maîtrise de notre avenir, une éventualité que nous ne pouvons accepter !

Nous dénoncions il y a peu les dettes de la future CAPG**, dettes dont nous avons « hérité » à notre corps défendant. Constituées en partie par des emprunts toxiques adossés au franc suisse (Cliquer ici pour en savoir plus)*, ces dettes viennent d’exploser ! Ainsi, Le Tignet et les autres villages de la défunte Communauté de communes des Terres de Siagne, bien gérés et exempts de dettes ou peu endettés, se trouvent-ils confrontés, au sein de la CAPG**, aux besoins immenses des villages du canton de Saint Auban et aux dettes accumulées par l’ex-agglo de Grasse. Déjà, des voix commencent à faire remarquer que, comparés à ceux de Grasse, nos impôts locaux sont bien « légers ». On sait à terme où tout cela va nous amener !

A part bien choisir nos futurs élus, nous ne pouvons malheureusement plus grand-chose pour infléchir cette situation que nous vous avons exposée à titre d’information comme nous nous étions engagés à le faire.

En conclusion…

A la lecture de ce qui précède, vous aurez compris que nous ne pouvons donner de satisfecit à la Municipalité, mais que nous espérons que nos élus tiendront compte des remarques avancées dans ce document. En premier chef, la réembauche de l’employée handicapée renvoyée : un simple renoncement des élus à une partie de leurs indemnités devrait suffire !

Vous aurez aussi compris pour quelles raisons nous nous sommes battus pendant 10 ans pour éviter d’être agglomérés à Grasse (Cliquer ici pour en savoir plus), mais aussi pourquoi certains élus nous y ont entraînés de force. Nous attirons simplement votre attention sur le fait que plusieurs de ces mêmes élus, Michèle Olivier et Jean-Marc Délia en tête (Cliquer ici pour en savoir plus), se présentent aux toutes prochaines élections départementales. A vous de voir si ces personnes méritent votre confiance…



Durcissement de la loi SRU

Cliquer ici pour en savoir plus.

Assemblée nationale, XIVe législature, Session ordinaire de 2014-2015, Première séance du mercredi 11 mars 2015. Réponse à une question de Philippe Doucet
M. Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports. "Nous allons demander aux préfets de se substituer aux élus locaux quand ceux-ci refusent manifestement de se mettre en règle avec la loi de la République sur le logement social. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) À l’inverse, nous nous opposerons à la concentration de pauvreté, en ne permettant plus la construction de logements sociaux dans les communes qui en comptent déjà plus de 50 %, et en diversifiant la production de ces logements."
Voir la vidéo de la séance en cliquant ici.


** Communauté d’agglomération du Pays de Grasse où notre Communauté de communes des Terres de Siagne a été intégrée de force

La loi "NOTRe" : ce qu'il faut surtout en craindre...

La loi "NOTRe" adoptée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale début mars 2015 va changer la gestion des territoires. Ce que nous redoutions, c'était que les communautés d'agglomération héritent d'une manière obligatoire des compétences liées à l'eau et l'assainissement (cliquer ici pour en savoir plus). Cela présente en effet un risque pour notre syndicat des eaux, celui de passer d'une gestion publique à une gestion privée comme la majeure partie du territoire de la communauté d'agglomération du Pays de Grasse à laquelle nous avons été rattachés de force. Les statistiques montrent en effet des tarifs plus élevés de quelques 30% pour une gestion privée par rapport à une gestion publique.

Nous sommes Charlie

Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Bernard Maris et les autres, aujourd'hui, on vous pleure; demain, on vous continuera. Nous voulons rester libres de penser et d'exprimer nos opinions, y compris face aux religions. La barbarie ne passera pas.

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