Pour un Avenir Citoyen au Tignet - PACT

PACT et l'école

Lorsque les artistes s'engagent pour l'école, PACT applaudit.

Mise en ligne d'un mail reçu d'un ami :

Ce matin, sur la quatrième de couverture de «Libération», on pouvait lire un slam de Grand Corps Malade intitulé « Education Nationale », où « l'égalité des chances » est « un concept de ministère » (voir la vidéo ci-dessous). Comme la démarche est peu banale, Sophie Delassein a illico téléphoné à Fabien, alias Grand Corps Malade, pour comprendre de quoi il retourne. Voici sa réponse :

Ce slam, je l'ai écrit il y a six mois, selon l'inspiration du jour – comme chaque fois. Il n'est sur aucun de mes deux albums, mais, depuis le mois de janvier, je l'intègre à mon spectacle en tournée. Les réactions sont à chaque fois très bonnes. Il est même arrivé que le public se lève pour l'applaudir. A la sortie, on me demande où on peut le trouver. Si bien que j'ai fini par en faire un clip, à la hâte, avec mon réalisateur attitré Mehdi Idir. Nous l'avons tourné dans une école de Saint-Denis.

Le thème de l'école m'intéresse et me préoccupe. Mais l'idée (ou le déclic) m'est venue lors d'un atelier d'écriture avec des élèves de CM2, dans une école d'Epinay. J'ai rencontré une institutrice pleine de bonne volonté, qui bosse comme une folle. Pour organiser une sortie avec ses élèves à la Cité des Sciences, comme on ne lui donne aucun moyen de le faire, elle a mobilisé ses élèves pour qu'ils gagnent des places sur Internet. J'ai trouvé ça tellement triste et déplorable qu'on puisse en arriver là. Vous vous rendez compte, elle n'a pas les moyens d'emmener ses élèves en sortie !

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Je n'attends rien de l'Education nationale, mais je ne comprends pas que les professeurs soient si mal payés quand on sait quelles responsabilités pèsent sur eux. Ils doivent assurer l'enseignement, le confort et la sécurité de trente enfants quotidiennement. J'ai beaucoup de respect pour eux et je suis scandalisé qu'ils soient à ce point dévalués au niveau du salaire. J'ai eu envie de réagir. A mon niveau, je fais ce que je peux. Je n'ai rien à faire dans des réunions ministérielles, je n'ai aucune légitimité. En revanche, je rencontre des élèves, j'anime des ateliers d'écriture et de slam, je fais inviter des jeunes à des concerts (et pas seulement à mes spectacles).

Grand Corps Malade (propos recueillis par Sophie Delassein)

Nous ne pouvons que vous inciter fortement à voir et écouter ce clip en cliquant ici.

"Occupation" de l'école de Saint-Cézaire : une réussite...

Mardi 17 février, comme annoncé sur www.letignet.org, une manifestation d'information était organisée à l'école de Saint-Cézaire. Elle visait à informer les parents des réformes profondes que vivait l'école publique et imposer un débat pour que parents et enseignants puissent avoir leur mot à dire sur le devenir de ce qui reste l'âme de la République.

Nous soutenons totalement cette démarche qui vise à remettre les citoyens au coeur de toute décision. L'avenir de la démocratie et de la République ne peut se concevoir que dans le dialogue et la concertation...

Pour en savoir plus, cliquer ici.

Où va l'Ecole de la République ?

Interpellée par les mouvements enseignants en cours, l’association PACT s’est penchée sur l’Ecole de la République. Et nous avons découvert une suite de réformes récentes ou à venir d’une ampleur jamais vue, et aptes à dénaturer un système qui, malgré ses défauts et ses carences, a permis à nombre de nos concitoyens de s’élever dans l’échelle sociale, et à d’innombrables immigrés de s’intégrer dans notre société.

Nous entendons bien ce que disent les responsables de l’Education Nationale : des réformes sont nécessaires pour « moderniser » le système, il faut « réduire la dette », les syndicats sont « rétrogrades » et ne veulent rien changer, les grévistes sont des « preneurs d’otages » uniquement « préoccupés par des problèmes catégoriels » et leurs intérêts. Tout cela emballé dans une communication désormais omniprésente et bien huilée sur laquelle il y aurait beaucoup à dire.

Avant de nous pencher sur les arguments des enseignants, nous avons un message à adresser au Ministre de l’Education nationale. Les arguments qu’il contient sont si simples, si limpides et si évidents que l’on se demande pourquoi ils sont si rarement mis en avant, ou alors, le comprenons-nous trop bien :

L’enseignement est avant tout un métier de communication, dénigrer les enseignants aboutit à brouiller l’image que les élèves se font de leurs maîtres. Et en détruisant cette image, ce n’est pas au seul messager que l’on porte atteinte, mais bien évidemment aussi à la perception du message qu’il délivre lorsqu’il enseigne. Dénigrer les enseignants, c’est donc toucher au cœur de ce qui fait l’efficacité du système éducatif au-delà de toute méthode pédagogique et de tout programme.

De même, dénoncer l’attitude présentée comme déraisonnable des enseignants aux yeux des parents pour instaurer un rapport de forces et ainsi faire « passer » des réformes est une pratique irresponsable : l’éducation n’est jamais aussi efficace que lorsque parents et enseignants se font mutuellement confiance et parlent d’une seule et même voix. Briser cette confiance, c’est aussi porter atteinte au système éducatif dans ce qu’il a de plus essentiel.

Dire vouloir améliorer le système éducatif en stigmatisant de la sorte les enseignants montre soit une méconnaissance totale des mécanismes des apprentissages et des relations humaines, soit un cynisme absolu et une volonté délibérée de dresser un rideau de fumée entre les citoyens et les réformes que l’on veut mettre en place, réformes qui n’auraient nul besoin d’être imposées ainsi si elles étaient aussi pertinentes et concertées que cela est affirmé…

Quant au problème inquiétant de la dette que les générations futures auront à supporter, soyons clairs. Cette dette n’a jamais autant augmenté que ces dernières années, alors que sa réduction était au cœur de toutes les promesses électorales. Pire, nous constatons que les donneurs de leçons en ce domaine sont bien souvent ceux qui sont surpris la cuillère dans le pot de confiture : des hôtes de l’Elysée dont le budget a explosé, aux parlementaires aux retraites dorées, en passant par les entrepreneurs et les acteurs du système financier bénéficiaires d’aides de l’état dont une bonne part finira dans la poche des actionnaires, tous hurlent à la baisse du train de vie de l’état et montrent du doigt fonctionnaires et enseignants !!! Que l’on parle ainsi d'économies et d’éducation en ignorant la valeur pédagogique de l’exemple que l’on donne est déjà en soi sidérant, sauf à penser que l’on considère les citoyens comme sourds et aveugles, ou comme entité négligeable et de toute manière dépourvue de droit à la parole. Mais les conséquences d’une telle attitude, elles, seront dramatiques : non seulement la charge qu’auront à supporter les générations futures ne cesse de croître, mais les économies faites sur le dos du système éducatif diminueront le potentiel de nos enfants à y faire face. Avec, en toile de fond, une évidence : les seules dépenses que nos enfants ne pourront nous reprocher sont celles liées à leur éducation, et une question qui devient, jour après jour, plus crédible et plus lancinante : ceux qui, hier, se sont fait élire en nous apitoyant sur le sort de nos enfants, ne sont-ils pas, aujourd’hui, en train de les crucifier ?

Ces observations faites, parlons de ces réformes…

Ne nous lançons pas dans des explications longues, techniques et forcément lassantes que personne ne lirait ou que certains dénonceraient, cela va de soi, comme partisanes et, donc, forcément, comme irrecevables selon les méthodes fréquemment en usage chez les politiques en mal d’arguments pour clore tout débat…

Contentons-nous de décliner une série de questions que l’on peut se poser sur les réformes en cours.

En faisant 2 remarques :

aucune de ces questions ne concerne salaires, acquis sociaux, départ à la retraite… ceci pour bien montrer que les intérêts catégoriels d’une profession ne sont pas les ressorts de la colère et de l’inquiétude que l’on sent monter actuellement : les enseignants ne se mobilisent pas pour eux, mais bien pour leurs élèves. Et si les associations citoyennes comme PACT veulent mettre le débat de l’école sur la place publique, c’est bien qu’il y a de bonnes raisons…

si en parcourant cette liste, vous la trouvez longue, contenant d’apparentes aberrations, ou tout simplement des projets dont vous n’avez jamais entendu parler, peut-être faudrait-il que vous vous disiez qu’il y a effectivement problème, que l’information venant de nos dirigeants n’est pas aussi « fiable » et complète qu’ils le disent, et qu’il faudrait écouter ce qu’ont à dire les enseignants. Et qu’il y a même urgence à vous informer


Ces questions, les voici, liste malheureusement pas exhaustive :

Que penser de la suppression de 2 h d’enseignement hebdomadaires pour tous au profit d’un soutien de même durée pour les élèves en difficulté ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la suppression de 11000 postes d’enseignants en 2008 et de 13500 postes en 2009 alors que le nombre de naissances ne cesse de croître depuis l’an 2000 ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la suppression de 3000 postes au concours de recrutement des enseignants ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de l’éventuelle suppression programmée sur 3 ans du RASED (Réseau d’aide spécialisée aux enfants en difficulté) ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la suppression des IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) au profit de la « masterisation » de la formation des enseignants (formation faite uniquement en faculté) ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la mise en place des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) qui visent à quitter le cadre unitaire de l’Education Nationale au profit d’un réseau d’établissements autonomes (pédagogique, financier, recrutement ) dont le Conseil d’Administration qui serait composé à 50 % d’élus remplacerait les actuels conseils d’école ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la baisse des budgets de formation continue des enseignants tout au long de leur carrière ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser du non-remplacement de plus en plus fréquent des enseignants absents ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la création de 5000 postes précaires de médiateurs pour traiter le problème de l’absentéisme ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la suppression de la scolarité des « 2>3 ans » au profit de jardins d’enfants payants ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser d’une éventuelle suppression de l’école maternelle ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de la forme actuelle de l’accueil obligatoire des élèves handicapés, moteurs ou mentaux, dans les classes sachant que les AVS (auxiliaires de vie scolaire) sont en nombre insuffisant et sans véritable formation ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser du Service Minimum d’Accueil les jours de grève tel qu’il est conçu actuellement ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser du financement des écoles privées par le « public » ? (Pour en savoir plus, cliquer ici et ici)

Que penser du choix du passage des évaluations de l’ensemble des notions du CM2 à une date où certaines notions n’ont pas encore été abordées ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser de l’éventualité de rendre publics les résultats des évaluations de CE1 et CM2 et de mettre ainsi les écoles en concurrence ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser d’une éventuelle suppression de la carte scolaire (désectorisation des inscriptions) ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser des nouveaux programmes scolaires ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Que penser du fichage des élèves ? (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Cette incroyable liste qui ne concerne que les écoles élémentaires et maternelles pourrait être allongée des questions qui se posent au collège, au lycée et dans les universités.

La barque est tellement chargée que, malgré des sanctions, des enseignants déclarent ouvertement qu’ils ne tiendront pas compte de certaines réformes. On les appelle des désobéisseurs, et leur nombre va croissant. (Pour en savoir plus, cliquer ici )

Devant cette situation, nous avons décidé d'agir et de tout faire pour imposer un débat aussi large que possible sur l'Ecole. Dans tout le canton, parents d'élèves et enseignants se mobilisent, nous les soutiendrons. Il est temps de montrer, en suivant l'exemple de la nouvelle communauté de communes "Terres de Siagne", qu'en étant plus nombreux, nous serons plus entendus et plus efficaces. Et bien sûr, nous vous tiendrons au courant des suites de cette affaire qui est, avant tout, la vôtre...

Evaluation des élèves du CM2 : ce qu'en pensent certains enseignants...

Pour beaucoup d'entre nous, il paraît normal que les connaissances des élèves soient évaluées. Mais alors, pourquoi cette levée de boucliers des enseignants face à l'évaluation des élèves du CM2 qui vient d'avoir lieu au niveau national ?

Nous nous sommes penchés sur la question, et on nous a fait parvenir ce diaporama "powerpoint" fait par des enseignants pour expliquer leurs réticences. A sa lecture, la polémique qui enfle paraît justifiée...

Pour que vous vous fassiez votre opinion, vous pouvez lire ce document en cliquant ici.

Pour pouvoir "lire" ce diaporama, il est nécessaire de disposer du logiciel "Powerpoint". Si vous n'en disposez pas, vous pouvez télécharger gratuitement la visionneuse "Powerpoint" en cliquant ici.