Pour un Avenir Citoyen au Tignet - PACT

PACT et l'intercommunalité

Informations récentes dont tout Tignétan devrait prendre connaissance...

Intercommunalité :

Comment nous avons été "agglomérés" contre notre volonté à Grasse, et comment réagir... Cliquer ici.

Vous leur aviez pourtant fait confiance ! Cliquer ici.

L'une des raisons qui nous font craindre notre rattachement forcé à Grasse : une gestion contestée de l'agglo dont l'affaire Symrise est un exemple; Cliquer ici.et ici.

Traiter intelligemment nos déchets. Cliquer ici.

Intercommunalité : Vous leur aviez pourtant fait confiance !

Ils vous ont parlé, et vous avez trouvé qu'ils parlaient bien. Ils vous ont souri, et leur sourire vous a paru franc. Vous étiez inquiets, ils ont paru vous écouter et vous ont rassurés. La main sur le cœur, ils vous ont promis transparence et concertation tout au long de leur mandat s'ils étaient élus, et vous avez applaudi. Bref, ils vous ont fait rêver à un avenir meilleur ! C'est donc tout naturellement que vous avez voté pour eux et, sans vraiment le comprendre, vous leur avez signé un chèque en blanc... Le méritaient-ils ? Certainement, si vous vous contentez de lire leur communication financée, cynisme absolu, avec votre argent ! Mais, sujet brûlant, qu'en est-il vraiment ?




Ceux qui, au Tignet, suivent nos bulletins savent que bien des promesses faites durant la campagne électorale de 2008 n'étaient pas sincères. Le problème n'est pas qu'elles n'aient pas été tenues, mais qu'à peine les élections passées, la municipalité ait fait délibérément le contraire de ce qui avait été promis. L'exemple le plus criant est celui du projet immobilier golfique de Grangeneuve : les documents en notre possession sont sans équivoque. (Cliquer ici). Qu'en conclure d'autre que certains de nos élus ont menti pour se faire élire, et que les conseillers qui ne se sont pas élevés contre eux sont leurs complices ? Demain, si ces mêmes personnes sont réélues, ne vont-elles pas recommencer ? En toute légalité bien sûr, car mentir aux électeurs n'est ni un crime ni un délit ! Mais ces pratiques sont des cancers qui sapent la confiance des électeurs, poussent à l'abstention et affaiblissent la démocratie. Il paraît donc de salubrité publique d'informer les citoyens de ces dérives. Ce que nous faisons.

Encore qu'il y ait information et information : tous les bulletins mis dans votre boîte aux lettres ne se valent pas. Qui se souvient de la « Gazette » du « Citoyen du Tignet » ? Dans un bulletin datant de début 2008, juste avant les municipales, son auteur y fustigeait la municipalité Debruyne, coupable, selon lui, d'avoir « plombé » les finances communales. Il y dénonçait aussi, de la même manière, l'hypocrisie d'une candidate, « tête de liste » à ces mêmes élections. Il a donc participé à l'élection de la 3ème équipe en lice. . Mais, vérifications faites, aucune anomalie n'est apparue dans les finances communales qui étaient saines et, avec le recul, il s'est avéré que c'étaient certains nouveaux élus qui faisaient preuve de manque de sincérité. Pourtant, depuis 2008, l'auteur de la « Gazette » n'a plus diffusé de bulletin. Un silence devenu assourdissant au fil du temps. Est-ce désintérêt subit et/ou manque de temps qui expliquent son mutisme ? Est-ce parce que, proche de l'Adjoint aux travaux devenu 1er Adjoint, il lui était difficile de communiquer sur certains sujets ? Quelle que soit la réponse, il est difficile de cautionner une telle attitude !

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Après ce préambule à la fois révoltant et déprimant, revenons à notre rattachement forcé à Grasse. Qu'en est-il des acteurs de l'intercommunalité que nous avons élus ? Leurs actes ont-ils été conformes à leurs promesses ? Par souci de transparence, PACT a décidé de vous montrer l'envers du décor...

Jean-Marc Délia, conseiller général contesté !

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La commune de Saint-Vallier, dont Jean-Marc Délia est le maire, a une particularité : de part sa position géographique, elle aurait pu rejoindre la communauté de Grasse (CAPAP), celle de Saint-Auban (CCMA) ou s'allier aux autres communes du canton pour créer une communauté de communes.

C'est cette dernière option qui fut choisie, faisant de Jean-Marc Délia, pourtant muet sur le sujet, un partisan de la Communauté de communes des Terres de Siagne aux yeux de tous . Adhésion sincère ou calcul ?

Fort de cela, dans un canton où la population aspire clairement à vivre en communauté de communes, il réussit à se faire élire en 2011 Conseiller général devant Maxime Coullet qui payait là l'absence de réponse aux problèmes routiers. Soyons clairs, son successeur n'a pas fait mieux, voir pire...

Puis vinrent les nuages au-dessus de Terres de Siagne, et le masque commença à tomber : absent dans les réunions publiques organisées pour la défense de Terres de Siagne, Jean-Marc Délia ne manquait jamais en sous main de critiquer notre communauté de communes et de promouvoir un rattachement à Grasse. Pourtant, Saint-Vallier est la commune qui, avec la réalisation d'une station d'épuration, a été la mieux servie de toutes les communes de Terres de Siagne ! Ce n'est finalement qu'au moment du vote des communes, lorsque Saint-Vallier s'est prononcé pour le rattachement à Grasse, et donc contre Terres de Siagne, que la position de Jean-Marc Délia a été rendue publique. Malheureusement trop tard !

Après coup, comment analyser ce qui s'est passé ?

Notre explication est simple.

Il fallait un prétexte acceptable pour rattacher de force Terres de Siagne à Grasse. La majorité départementale l'a trouvé : se servir de la volonté de la communauté de communes des Monts d'Azur d'être rattachée à Grasse.



En rejoignant Terres de Siagne, Saint-Vallier a empêché physiquement ce rattachement car pour être rattaché à une communauté, il est obligatoire qu'il y ait continuité territoriale. Si avant la décision de la CDCI (Pour plus d'info, cliquer ici.), Saint-Vallier avait fait savoir qu'il voulait quitter Terres de Siagne pour rejoindre Grasse, les Monts d'Azur auraient alors pu rejoindre Grasse sans avoir de motif pour déposer un amendement pour y entraîner Terres de Siagne ! On peut imaginer que nous aurions pu alors rester en communauté de communes sans Saint-Vallier, mais avec Escragnolles qui avait manifesté le désir de nous rejoindre.

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Notre conclusion est sans appel : Jean-Marc Délia s'est plié à la volonté de la majorité départementale contre les vœux de l'immense majorité de la population du canton qu'il était censé représenter, et tout laisse penser que c'est sciemment qu'il a manoeuvré pour le rattachement de Terres de Siagne à Grasse qui est donc, pour nous, le résultat d'un coup monté politicien, affirmation que nous laissons à l'appréciation des Tignétans.

François Balazun et André Le Métayer, maire et 1er adjoint contestés !

Jean-Marc Délia n'aurait pas pu être élu s'il n'avait pas été aidé ! Alors que feu l'ancien maire du Tignet soutenait officiellement Maxime Coullet, le 1er adjoint, François Balazun et l'Adjoint aux travaux, André Le Métayer, pour des raisons qui les regardent, menaient activement campagne pour Jean-Marc Délia, l'épouse d'André Le Métayer devenant même sa suppléante. Cela a suffi pour que le maire de Saint-Vallier se retrouve au 2ème tour devançant le candidat suivant de quelques dizaines de voix. La suite vous la connaissez...

Certes, on peut se tromper en soutenant un candidat, depuis 2008, nous sommes bien placés pour le savoir. Mais...

Pourquoi les élus tignétans qui l'ont soutenu n'ont-ils pas dénoncé l'attitude de Jean-Marc Délia lorsqu'il est apparu qu'il manoeuvrait contre Terres de Siagne ?
Pourquoi ces mêmes élus ne nous ont-ils pas soutenus dans notre combat pour Terres de Siagne, ne serait-ce qu'en assistant aux réunions que nous avons organisées ?
Pourquoi leurs noms ne figurent-ils pas dans la liste des signataires de la pétition que nous avons lancée ?
Pourquoi ont-ils fait campagne pour Charles-Ange Ginésy aux législatives de 2012 sachant qu'il était pour le rattachement de Terres de Siagne à Grasse ?
Pourquoi n'ont-ils pas jugé utile de se rendre à Paris plaider la cause de Terres de Siagne en août 2012 ?
Pourquoi n'ont-ils pas, lors du dernier conseil communautaire, soutenu la demande d'aller au tribunal administratif pour attaquer la décision nous rattachant à Grasse, demande faite par un autre élu du Tignet, membre de PACT ?

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Alors, si officiellement le conseil municipal du Tignet a voté à l'unanimité contre le rattachement de Terres de Siagne à Grasse (Pouvait-il en être autrement à l'approche des échéances électorales ?), la situation est loin, très loin d'être claire … Enfin, à la lecture de ce qui précède, vous aurez compris pourquoi, lors de la dernière Saint Hilaire, Jean-Marc Délia a déclaré publiquement soutenir François Balazun qui avait choisi ce moment pour se déclarer candidat aux prochaines municipales. Vous aurez aussi compris qu'au Tignet, les municipales de 2014 seront l'occasion d'une revanche des cantonales de 2011, entre les adeptes de Maxime Coullet et ceux de Jean-Marc Délia.

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Quant à nous, dans ce fatras où l'on ne distingue plus ce qui tient du conflit de personnes, de l'ambition personnelle, du règlement de compte ou de la politique politicienne, nous n'avons qu'une interrogation, une seule : Et Le Tignet dans tout ça ?

Intercommunalité : comment nous avons été "agglomérés" contre notre volonté à Grasse, et comment réagir...

Qui d'autre que PACT pourrait mieux vous informer au Tignet sur l'intercommunalité ? Depuis 10 ans, c'est notre combat principal avec, comme credo, que les Tignétans puissent garder la maîtrise de leur avenir.

PACT est en effet née en 2004 lorsque la municipalité Debruyne a voulu rattacher Le Tignet au littoral sans consulter les Tignétans. Notre action citoyenne d'alors, soutenue par la population et relatée sur www.letignet.org, a bloqué ce processus.




Aux municipales de 2008, les Tignétans, comme la majorité des habitants du canton se sont prononcés en faveur de la création d'une communauté de communes. C'est ainsi qu'en 2009, naissait Terres de Siagne (CCTS).

En 2011, les préfets Lamy et Drevet, sur la pression des politiques dominants du département, veulent nous rattacher de force à Grasse et au littoral cannois. Nous nous opposons à ce diktat en organisant des réunions publiques dans tout le canton et notre pétition reçoit en quelques jours plus de 2000 signatures. Mais, la CDCI, Commission Départementale « compétente » en matière d'intercommunalité, mais non représentative, entérine le projet des préfets en décembre 2011.

En 2012, le changement de gouvernement nous laisse espérer que l'on puisse revenir sur cette décision calamiteuse. A l'initiative de PACT, 14 associations citoyennes adressent une lettre ouverte au nouveau Président de la République. André Aschieri, bien que battu aux législatives de 2012 (mais largement en tête au Tignet), met un point d'honneur à respecter sa promesse de tout faire pour que l'intercommunalité soit choisie et non imposée : en août 2012, une délégation d'élus rencontre Mme Lebranchu, ministre compétente en matière d'intercommunalité, et ses conseillers. S'ensuit une entrevue avec le Préfet Mirmand, alors nouvellement nommé, pour plaider la cause de Terres de Siagne.

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La photo qui dit tout ou presque sur ceux qui se sont battus pour vous et Terres de Siagne
2ème rangée, de gauche à droite  : Bernard Gastaud (La Brigue), Francis Frécourt (Breil), Henri Paicheler (Fontan)
1ère rangée  : Jean Cantoni (Le Tignet), François Delétang (représentant Françoise Brousteau, Peymeinade), Pascale Gérard (Menton), Marie-Louise Gourdon et André Aschieri (Mouans-Sartoux), Maxime Coullet (CCTS, Saint-Cézaire), Pierre Bornet (Cabris), Joël Pasquelin (Spéracèdes)...
Inutile de chercher sur cette photo « notre » député, C.-A. Ginésy, et « notre » conseiller général, J.-M. Délia ! Quant au Tignet, mis à part un conseiller d' «opposition», d'ailleurs membre de PACT, aucun représentant ! Et cela n'a malheureusement rien d'une coïncidence !

Preuve de l'efficacité de cette démarche, en décembre 2012, un nouveau schéma départemental est proposé par le préfet. Terres de Siagne y est maintenue en tant que communauté de communes. Vous imaginez notre joie ! Elle sera de courte durée...

La commission départementale (CDCI) se réunit à nouveau le 10 décembre 2012. Le conseiller général du canton de Saint Auban, totalement étranger à Terres de Siagne, dépose un amendement de dernière minute pour nous rattacher à Grasse. Sous la pression d'Eric Ciotti, l'amendement est entériné.




Derniers espoirs : le recours adressé au préfet par Terres de Siagne , ou le vote majoritaire des communes concernées pour refuser le découpage voté.

Exist'en Siagne et PACT continuent leur résistance en prévenant les conseillers municipaux de toutes les communes visées des dangers de cette fusion.

Mais, le recours sera rejeté, les 25 communes concernées voteront leur rattachement à une courte majorité, Saint-Vallier s'étant désolidarisé des autres communes de Terres de Siagne.




Début 2014, Le Tignet sera ainsi définitivement aggloméré, contre la volonté de sa population, à la grande Communauté d'Agglomération du Pays de Grasse, la CAPG, l'« agglo » comme certains l'appellent...

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Que devons-nous craindre de ce rattachement forcé ?

Premier impact, nous hériterons des dettes cumulées des 2 autres communautés (CAPAP et Monts d'Azur) alors que Terres de Siagne n'a aucune dette. Et nous passerons d'une gestion sage à une gestion contestée (voir l'article « Grasse et la CAPAP sous les coups de la justice administrative dans l'affaire Symrise-Arôma Grasse» en cliquant ici.).

Avec, au mieux, 3 représentants sur 70, les Tignétans auront du mal à se faire entendre au sein de la nouvelle Communauté d'Agglomération du Pays de Grasse. Nous perdons ainsi en partie la maîtrise de notre avenir.

C'est notre régie des eaux du canal Belletrud que nous risquons également de perdre. Si des accords se dessinent pour qu'un «syndicat des 6 communes » soit (re)créé, sa pérennité dans le temps n'est en rien assurée : sa survie tiendra désormais à un simple vote de l' « agglo » où nous serons ultra-minoritaires, ou à une évolution envisagée des règles de l'intercommunalité rendant obligatoire la gestion de l'assainissement par les communautés d'agglomération. On voit déjà les conséquences financières si la gestion de l'eau devait être confiée un jour à une société privée comme c'est le cas à Grasse : l'eau en gestion privée est en moyenne de 25 à 30 % plus chère qu'en gestion publique.

Si, actuellement, l'unanimité des communes est requise pour que les taxes locales (foncier, habitation...) soient uniformisées au sein d'une communauté d'agglomération, la politique nationale d'intercommunalité devrait évoluer vers toujours plus d'intégration fiscale. Nous pouvons déjà vous donner l'argument qui sera avancé pour faire passer cette pilule plutôt amère : « Vous habitez un même territoire, il est normal que vous payiez les mêmes taxes ! » Imparable ! Dans l'avenir, nos taxes locales vont donc vraisemblablement doubler et rejoindre celles de Grasse. En aurons-nous seulement le bénéfice ?

Des nuages s'amoncellent également sur Sillages, notre syndicat de transport en commun - ou sur la structure qui va le remplacer - à cause de la défection de Mougins qui rejoint le littoral : moins d'argent pour les transports, mais toujours le même projet budgétivore de funiculaire à Grasse qui servira essentiellement à quelques touristes désirant visiter la ville ! Une nouvelle augmentation de la contribution transport des entreprises, nécessaire au financement du funiculaire, est d'ailleurs déjà « dans les tuyaux » et sera annoncée, comme il se doit, après les élections municipales... D'ores et déjà, des suppressions de lignes de bus sont en discussion, dont l'une affectant durement Le Tignet pourtant chichement doté !

Incertitudes aussi sur le Sivades, syndicat traitant nos déchets, qui va perdre son principal adhérent : Cannes. Combien nous coûtera demain le traitement de nos déchets si nous devons pallier à cette défection et amortir seuls les structures existantes ? Sans compter celles à venir...

Enfin, au travers du Plan Local de l'Habitat de la future agglo, notre droit du sol sera directement menacé. Alors que Le Tignet approche des 3500 habitants, seuil d'application de la loi SRU impliquant la construction de logements sociaux, circonstance qu'il faudrait aborder avec prudence, discernement et surtout concertation, notre marge de manœuvre en sera d'autant réduite...

Conçue à l'origine pour diminuer les coûts (!) et favoriser la démocratie locale (!), l'intercommunalité risque fort, pour nous, d'aboutir au contraire des buts recherchés ! Il y a parfois loin de la théorie à la pratique !

Que pouvons-nous espérer de ce rattachement forcé ?

Les déplacements sont notre principale préoccupation : toujours plus d'habitants, toujours plus de véhicules, mais des routes datant du début du XXème siècle ! Notre rattachement à Grasse va-t-il résoudre ce problème ? La réalisation de la contournante ouest de Grasse qui pourrait désenclaver le canton reste malheureusement compétence exclusivement départementale, et, malgré les promesses faites depuis 20 ans, élections après élections, aucune étude n'a été lancée ! Peut-être pourra-t-on négocier avec Grasse une amélioration au niveau des feux tricolores de Sainte Anne jusqu'à présent toujours refusée ! Pour nous punir de vouloir rester indépendants ?

La seule possibilité d'améliorer la circulation au niveau de l' « agglo », compétente en transport en commun, serait la réhabilitation d'un tronçon de la ligne Nice-Meyrargues qui serait réservé aux bus desservant Peymeinade et Le Tignet : des lignes plus rapides, donc plus fréquentées et donc de nature à soulager la départementale 2562 saturée. Mais, soyons clairs : la réalisation du funiculaire de Grasse, au coût exorbitant mais à l'utilité discutable, assécherait les finances de l'« agglo » dédiées au transport. Si le projet de funiculaire est maintenu, les embouteillages de Saint Jacques n'ont pas fini de plomber les coûts des entreprises locales et donc l'emploi, de polluer et de faire perdre temps et argent en carburant à tous ceux qui doivent se déplacer !

Comment devons-nous réagir ?

Le tableau n'est pas rose, et nous devrons nous battre pour éviter le pire. L'avenir du Tignet dépendra donc avant tout du choix que nous ferons aux élections municipales de 2014. Nos élus devront avoir des solutions, la volonté d'agir pour Le Tignet et l'honnêteté de mettre l'intérêt général au-dessus même de leur propre intérêt ! Ils devront écouter et rassembler les Tignétans, pas les diviser ! Ils devront certes être compétents, mais aussi pugnaces et surtout intègres, car il n'y a pire élus que ceux qui trompent les électeurs pour se faire élire. Au Tignet, nous en savons quelque chose...




Enfin, plus que jamais, les solutions émanant de PACT doivent être prises en considération. Après des années de réflexion, nous n'en manquons pas. Nous vous en avons toujours fait part, et pas seulement en période électorale :



interdire tout projet immobilier d'envergure comme celui de Grangeneuve tant que perdureront les problèmes routiers,



favoriser la réhabilitation d'une partie de la ligne Nice-Meyrargues et la construction d'un lycée avec le canton de Fayence pour soulager les problèmes de circulation vers Grasse,



soutenir et développer les services publics, notamment ceux de l'eau et de la santé, favoriser l'agriculture et la production locale

changer la manière de traiter les déchets pour faire l'économie d'un incinérateur, respecter l'environnement et faire baisser les coûts


Des réunions spécifiques sont programmées, dès la rentrée, sur ces thèmes, nous ne manquerons pas de vous y inviter...

Triste Noël pour Terres de Siagne...

Ce jour, lundi 10 décembre 2012, la CDCI s'est réuni à Nice pour voter le SDCI (Carte de l'intercommunalité).

Alors que le schéma préparé par le Préfet prévoyait le maintien de notre Communauté de communes ainsi que la création de celle de la Roya, les élus UMP du département en ont décidé autrement et ont voté notre rattachement à la CAPAP (Grasse) et les communes de la Roya à la CARF (Menton). La raison évoquée pour ce vote a été que ce découpage était un découpage "de gauche" sic qu'ils voulaient sanctionner. La mauvaise foi n'ayant jamais étouffé un politique, ils n'ont pas considéré que la Communauté d'agglomération du Pays de Lerins était, elle, un découpage "de gauche" bien qu'elle ait été créée au même moment par le nouveau Préfet. Bref, notre communauté de communes a été victime d'un vote partisan.

Tous ceux de Terres de Siagne qui ont voté pour Charles-Ange. Ginesy aux dernières législatives seront heureux d'apprendre, qu'une fois de plus, ce personnage a voté contre nous en toute connaissance de cause.

Nous remercions Michèle TABAROT et Maxime COULLET qui malgré les consignes de vote données par le duo infernal CIOTTI-ESTROSI* ont voté en notre faveur, ainsi que tous les élus de gauche siégeant à la CDCI. 10 voix contre 37, l'affaire était vite entendue. Les élus du bassin cannois ont également hurlé avec la meute, ils avaient pourtant bénéficié de la renégociation du découpage fait par le Préfet qui a créé la communauté d'agglomération du Pays de Lerins. Inutile de vous dire que nous sommes sortis de cette réunion d'une violence inouïe pleins de colère et de tristesse.

Nous tiendrons les Tignétans au courant de tous les tenants et aboutissants de cette affaire, y compris sur le rôle trouble joué par certains élus de la municipalité. Nous vous avons promis la transparence, vous l'aurez.

Cette histoire nous aura en tout cas confortés dans notre conviction : rester à mille lieues de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un parti politique et à un esprit partisan. Une conviction que partage un grand nombre de Tignétans...

Nous allons voir sans tarder ce que nous pouvons faire pour, une fois de plus, enrayer ce processus, mais cette fois-ci, les chances d'y réussir sont extrêmement faibles...

Pour en savoir plus, cliquer ici


Dès 8 h 30, le conseiller général UMP de la Roya Gilbert MARY, Vice-président du Conseil général, favorable à une communauté de communes de la Roya, sortant d'une réunion préparatoire des élus de droite du départment, quittait le CADAM, dépité et amer, nous disant que le vote était "verrouillé" et que tout était "plié" d'avance. La démocratie selon la droite départementale : avant les débats, on connaît déjà les résultats du vote. Le pire, alors que l'on connaît la situation à la tête de l'UMP, et le rôle joué par les élus UMP locaux, c'est que tout ce beau monde a voulu donner des leçons de démocratie au cours de la réunion. Plus décomplexé que ça, on meurt....

SCOT'Ouest : l'apparent consensus part en éclat...

Longtemps présenté comme préfigurant le territoire de la future intercommunalité à l'ouest du département, le SCOT'Ouest vient de vivre un épisode houleux lors de la séance plénière du 1er octobre.



Pour ceux qui ont participé ou assisté au débat, il est clair que la violence de certains propos montre à quel point la recherche du consensus sera difficile, et combien le malaise est profond. C'est en effet par 28 voix contre 11 que le conseil du SCOT a voté le report de soumission à concertation publique d'une version provisoire du DOO*. Un vote qui sonne comme une claque pour Jean-Pierre Leleux, Sénateur-Maire de Grasse et Président du SCOT'Ouest, qui, en début de séance, a longtemps plaidé pour que le texte soit soumis en l'état à concertation publique, quitte à être modifié par la suite. Une position soutenue ouvertement par les seuls représentants de Saint-Vallier-de-Thiey, nous tenons à le préciser !

Mais à quoi aurait servi de soumettre un texte à enquête publique alors que que de nombreuses dissonances se faisaient sentir sur les logements sociaux, les zones commerciales et agricoles, les voies de communication (notamment celles du moyen-Pays), qu'une étude sur les ordures ménagères réclamée par les autorité du département et devant être prise en compte par le DOO n'était pas réalisée, que le projet de schéma départemental de coopération intercommunale est contesté et peut être remis en cause (réponse avant la fin de l'année) !

Si l'on passe ce vote au prisme des tensions nées du projet de SDCI de l'ouest du département, il est clair que J.P. Leleux, chaud partisan d'une intercommunalité épousant le territoire du SCOT'Ouest, voulait faire la preuve de l'entente des élus de ce périmètre avant le prochain vote du SDCI. Raté ! Ceux des élus qui ne se voient pas évoluer dans une usine à gaz tenant du mariage de la carpe et du lapin se sont durement rappelés à son bon souvenir. Et vote secret demandé par le maire de Mougins aidant, ils sont apparemment plus nombreux que prévu ! Le Préfet en est du coup prévenu : maintenir le SDCI de l'ouest du département en l'état risque fort de déboucher sur un vote défavorable majoritaire des communes concernées, avec, en perspective, le non-respect des dates limites de l'achèvement du Schéma départemental de coopération intercommunale dans les Alpes-Maritimes... Mais en est-on à un retard près dans notre département ?!

Cet épisode montre enfin combien la presse locale dominante qui, article après article, présentait le SDCI de l'ouest du 06 comme la panacée était partisane ou aveugle, au point de ne pas rendre compte des nombreuses réunions publiques organisées en Terres de Siagne pour dénoncer la fin de notre communauté de communes et les incohérences du territoire auquel on voudrait nous agglomérer...

(*) Document d'Orientations et d'Objectifs, troisième et dernier document constitutif du SCOT après le rapport de présentation et le PADD, Plus d'info en cliquant ici.