Pour un Avenir Citoyen au Tignet - PACT

Intercommunalité : Vous leur aviez pourtant fait confiance !

Ils vous ont parlé, et vous avez trouvé qu'ils parlaient bien. Ils vous ont souri, et leur sourire vous a paru franc. Vous étiez inquiets, ils ont paru vous écouter et vous ont rassurés. La main sur le cœur, ils vous ont promis transparence et concertation tout au long de leur mandat s'ils étaient élus, et vous avez applaudi. Bref, ils vous ont fait rêver à un avenir meilleur ! C'est donc tout naturellement que vous avez voté pour eux et, sans vraiment le comprendre, vous leur avez signé un chèque en blanc... Le méritaient-ils ? Certainement, si vous vous contentez de lire leur communication financée, cynisme absolu, avec votre argent ! Mais, sujet brûlant, qu'en est-il vraiment ?




Ceux qui, au Tignet, suivent nos bulletins savent que bien des promesses faites durant la campagne électorale de 2008 n'étaient pas sincères. Le problème n'est pas qu'elles n'aient pas été tenues, mais qu'à peine les élections passées, la municipalité ait fait délibérément le contraire de ce qui avait été promis. L'exemple le plus criant est celui du projet immobilier golfique de Grangeneuve : les documents en notre possession sont sans équivoque. (Cliquer ici). Qu'en conclure d'autre que certains de nos élus ont menti pour se faire élire, et que les conseillers qui ne se sont pas élevés contre eux sont leurs complices ? Demain, si ces mêmes personnes sont réélues, ne vont-elles pas recommencer ? En toute légalité bien sûr, car mentir aux électeurs n'est ni un crime ni un délit ! Mais ces pratiques sont des cancers qui sapent la confiance des électeurs, poussent à l'abstention et affaiblissent la démocratie. Il paraît donc de salubrité publique d'informer les citoyens de ces dérives. Ce que nous faisons.

Encore qu'il y ait information et information : tous les bulletins mis dans votre boîte aux lettres ne se valent pas. Qui se souvient de la « Gazette » du « Citoyen du Tignet » ? Dans un bulletin datant de début 2008, juste avant les municipales, son auteur y fustigeait la municipalité Debruyne, coupable, selon lui, d'avoir « plombé » les finances communales. Il y dénonçait aussi, de la même manière, l'hypocrisie d'une candidate, « tête de liste » à ces mêmes élections. Il a donc participé à l'élection de la 3ème équipe en lice. . Mais, vérifications faites, aucune anomalie n'est apparue dans les finances communales qui étaient saines et, avec le recul, il s'est avéré que c'étaient certains nouveaux élus qui faisaient preuve de manque de sincérité. Pourtant, depuis 2008, l'auteur de la « Gazette » n'a plus diffusé de bulletin. Un silence devenu assourdissant au fil du temps. Est-ce désintérêt subit et/ou manque de temps qui expliquent son mutisme ? Est-ce parce que, proche de l'Adjoint aux travaux devenu 1er Adjoint, il lui était difficile de communiquer sur certains sujets ? Quelle que soit la réponse, il est difficile de cautionner une telle attitude !

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Après ce préambule à la fois révoltant et déprimant, revenons à notre rattachement forcé à Grasse. Qu'en est-il des acteurs de l'intercommunalité que nous avons élus ? Leurs actes ont-ils été conformes à leurs promesses ? Par souci de transparence, PACT a décidé de vous montrer l'envers du décor...

Jean-Marc Délia, conseiller général contesté !

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La commune de Saint-Vallier, dont Jean-Marc Délia est le maire, a une particularité : de part sa position géographique, elle aurait pu rejoindre la communauté de Grasse (CAPAP), celle de Saint-Auban (CCMA) ou s'allier aux autres communes du canton pour créer une communauté de communes.

C'est cette dernière option qui fut choisie, faisant de Jean-Marc Délia, pourtant muet sur le sujet, un partisan de la Communauté de communes des Terres de Siagne aux yeux de tous . Adhésion sincère ou calcul ?

Fort de cela, dans un canton où la population aspire clairement à vivre en communauté de communes, il réussit à se faire élire en 2011 Conseiller général devant Maxime Coullet qui payait là l'absence de réponse aux problèmes routiers. Soyons clairs, son successeur n'a pas fait mieux, voir pire...

Puis vinrent les nuages au-dessus de Terres de Siagne, et le masque commença à tomber : absent dans les réunions publiques organisées pour la défense de Terres de Siagne, Jean-Marc Délia ne manquait jamais en sous main de critiquer notre communauté de communes et de promouvoir un rattachement à Grasse. Pourtant, Saint-Vallier est la commune qui, avec la réalisation d'une station d'épuration, a été la mieux servie de toutes les communes de Terres de Siagne ! Ce n'est finalement qu'au moment du vote des communes, lorsque Saint-Vallier s'est prononcé pour le rattachement à Grasse, et donc contre Terres de Siagne, que la position de Jean-Marc Délia a été rendue publique. Malheureusement trop tard !

Après coup, comment analyser ce qui s'est passé ?

Notre explication est simple.

Il fallait un prétexte acceptable pour rattacher de force Terres de Siagne à Grasse. La majorité départementale l'a trouvé : se servir de la volonté de la communauté de communes des Monts d'Azur d'être rattachée à Grasse.



En rejoignant Terres de Siagne, Saint-Vallier a empêché physiquement ce rattachement car pour être rattaché à une communauté, il est obligatoire qu'il y ait continuité territoriale. Si avant la décision de la CDCI (Pour plus d'info, cliquer ici.), Saint-Vallier avait fait savoir qu'il voulait quitter Terres de Siagne pour rejoindre Grasse, les Monts d'Azur auraient alors pu rejoindre Grasse sans avoir de motif pour déposer un amendement pour y entraîner Terres de Siagne ! On peut imaginer que nous aurions pu alors rester en communauté de communes sans Saint-Vallier, mais avec Escragnolles qui avait manifesté le désir de nous rejoindre.

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Notre conclusion est sans appel : Jean-Marc Délia s'est plié à la volonté de la majorité départementale contre les vœux de l'immense majorité de la population du canton qu'il était censé représenter, et tout laisse penser que c'est sciemment qu'il a manoeuvré pour le rattachement de Terres de Siagne à Grasse qui est donc, pour nous, le résultat d'un coup monté politicien, affirmation que nous laissons à l'appréciation des Tignétans.

François Balazun et André Le Métayer, maire et 1er adjoint contestés !

Jean-Marc Délia n'aurait pas pu être élu s'il n'avait pas été aidé ! Alors que feu l'ancien maire du Tignet soutenait officiellement Maxime Coullet, le 1er adjoint, François Balazun et l'Adjoint aux travaux, André Le Métayer, pour des raisons qui les regardent, menaient activement campagne pour Jean-Marc Délia, l'épouse d'André Le Métayer devenant même sa suppléante. Cela a suffi pour que le maire de Saint-Vallier se retrouve au 2ème tour devançant le candidat suivant de quelques dizaines de voix. La suite vous la connaissez...

Certes, on peut se tromper en soutenant un candidat, depuis 2008, nous sommes bien placés pour le savoir. Mais...

Pourquoi les élus tignétans qui l'ont soutenu n'ont-ils pas dénoncé l'attitude de Jean-Marc Délia lorsqu'il est apparu qu'il manoeuvrait contre Terres de Siagne ?
Pourquoi ces mêmes élus ne nous ont-ils pas soutenus dans notre combat pour Terres de Siagne, ne serait-ce qu'en assistant aux réunions que nous avons organisées ?
Pourquoi leurs noms ne figurent-ils pas dans la liste des signataires de la pétition que nous avons lancée ?
Pourquoi ont-ils fait campagne pour Charles-Ange Ginésy aux législatives de 2012 sachant qu'il était pour le rattachement de Terres de Siagne à Grasse ?
Pourquoi n'ont-ils pas jugé utile de se rendre à Paris plaider la cause de Terres de Siagne en août 2012 ?
Pourquoi n'ont-ils pas, lors du dernier conseil communautaire, soutenu la demande d'aller au tribunal administratif pour attaquer la décision nous rattachant à Grasse, demande faite par un autre élu du Tignet, membre de PACT ?

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Alors, si officiellement le conseil municipal du Tignet a voté à l'unanimité contre le rattachement de Terres de Siagne à Grasse (Pouvait-il en être autrement à l'approche des échéances électorales ?), la situation est loin, très loin d'être claire … Enfin, à la lecture de ce qui précède, vous aurez compris pourquoi, lors de la dernière Saint Hilaire, Jean-Marc Délia a déclaré publiquement soutenir François Balazun qui avait choisi ce moment pour se déclarer candidat aux prochaines municipales. Vous aurez aussi compris qu'au Tignet, les municipales de 2014 seront l'occasion d'une revanche des cantonales de 2011, entre les adeptes de Maxime Coullet et ceux de Jean-Marc Délia.

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Quant à nous, dans ce fatras où l'on ne distingue plus ce qui tient du conflit de personnes, de l'ambition personnelle, du règlement de compte ou de la politique politicienne, nous n'avons qu'une interrogation, une seule : Et Le Tignet dans tout ça ?

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